Molteni - Coureurs miniatures

MOL

Nouveau produit

Nos coureurs miniatures

Cycliste miniature peint à la main avec maillot Molteni.

-Entièrement en métal: vélo + cycliste
-Dimensions: hauteur 50mm x largeur 50mm
-Poids: 23 grammes

Plus de détails

6 Produits

14,90 € TTC

Fiche technique

TypeK
PostureStandard
SexeMasculin
CouleurBrun
Période1971-1980
MatièreZamac
Hauteur50mm
Largeur50mm
Profondeur16mm
Poids23g
PeintCycliste

En savoir plus

Eddy Merckx
L’équipe Molteni

Molteni cycling team était une équipe italienne active de 1958 à 1976. L’équipe doit surtout sa renommée à Eddy Merckx. Le sponsor Molteni était un producteur italien de saucisses installé à Arcore, près de Milan. Dans le monde du cyclisme, le nom Molteni est devenu synonyme d’une équipe italienne parfaitement organisée, entièrement dévouée à Eddy Merckx. La garde brune du grand champion fut l’équipe la plus performante des années 1970.

Le célèbre maillot Molteni
L’équipe était active dans le peloton cycliste depuis 1958. Le maillot brun avec une bande horizontale noire fut porté par de grands coureurs comme Rudi Altig, Gianni Motta et Marino Basso. L’équipe obtint déjà plusieurs grands succès.

En 1966, Rudi Altig devint champion du monde au Nürburgring. Cette même année, Gianni Motta remporta le Giro d’Italia. Dans les années 1960, l’équipe compta aussi trois fois le champion d’Italie. En 1970, Michele Dancelli gagna la classique Milan–San Remo, appelée aussi La Primavera. L’équipe remporta également plusieurs étapes du Giro. Mais la véritable période de gloire commença avec l’arrivée d’Eddy Merckx en 1971.

L’arrivée d’Eddy Merckx
En 1971, Eddy Merckx, alors âgé de 25 ans, rejoint Molteni. Ce transfert change beaucoup de choses au sein de l’équipe. Son ancienne équipe, Faema cycling team, avait cessé d’exister. Merckx put donc amener huit coureurs avec lui dans sa nouvelle formation. Le directeur sportif Guillaume Driessens et Guillaume Michiels rejoignirent également l’équipe.

Toute l’équipe fut construite autour de Merckx et roulait entièrement à son service. Ses équipiers les plus connus étaient Joseph Bruyère, Frans Mintjens, Jos Spruyt, Jos Huysmans, Jef de Schoenmaecker et Vic Van Schil. Le surnom de Merckx, le Cannibale, s’explique en partie grâce à ces coéquipiers loyaux.

Cependant, tout ne tournait pas uniquement autour de Merckx. Les autres coureurs pouvaient aussi se mettre en évidence. Bruyère, De Schoenmaecker et Roger Vandenbossche étaient de bons grimpeurs, tandis que le spécialiste du contre-la-montre Roger Swerts était très fort sur les étapes plates.

Avec son passage chez Molteni, Merckx franchit un grand pas en avant. L’organisation professionnelle de l’équipe était alors sans précédent dans le peloton. Dès sa première année, le Cannibale remporta Omloop Het Volk, Milan–San Remo, Liège–Bastogne–Liège, le Tour de France et le Tour de Lombardie. Il devint également champion du monde à Mendrisio, en Italie.

Spectacle dans le Tour
Lors de l’étape vers Orcières-Merlette, Luis Ocaña réussit à prendre plus de huit minutes d’avance sur Merckx. Quelques jours plus tard, Merckx passa à l’attaque.

Dans l’étape vers Marseille (251 km), la course fut très rapide dès le départ. Peu après le départ, un groupe de coureurs attaqua avec le coéquipier de Molteni Jan Wagtmans dans la descente. Pour Ocaña, parti à l’arrière du peloton, la surprise fut totale. Un groupe de tête de neuf coureurs se forma avec Merckx et ses équipiers Wagtmans, Huysmans et Herman Stevens.

Les autres membres de l’équipe Molteni firent un énorme travail dans le peloton. Toute l’étape se déroula à très grande vitesse, avec un écart oscillant entre une et deux minutes. La vitesse moyenne dépassa 45 km/h. À l’arrivée à Marseille, le groupe de tête avait plus de deux heures d’avance sur l’horaire le plus rapide prévu. Enrico Paolini Armani remporta l’étape et Merckx reprit deux minutes à Ocaña. Ocaña resta leader du classement général, mais deux étapes plus tard il chuta dans la descente du Col de Menté lors d’un violent orage et dut abandonner.

Merckx remporta alors le Tour cette année-là, tandis que le Néerlandais Wagtmans termina 16ᵉ du classement général.

Merckx et ses coéquipiers
La présence de Merckx n’était pas appréciée par tout le monde. La star italienne Marino Basso n’entretenait pas une relation idéale avec lui. En 1972, il rejoignit l’équipe Salvarani cycling team de Felice Gimondi, grand rival de Merckx.

Il y eut également une rupture avec le directeur sportif Lomme Driessens, qui avait déjà travaillé avec lui chez Faema. Driessens avait dirigé de nombreux grands coureurs comme Fausto Coppi et Rik Van Looy. Après quelques années de collaboration chez Faema et Molteni, leur coopération prit fin.

Une nouvelle direction arriva : Robert Lelangue et Giorgio Albani. Albani, surnommé Il Professore, possédait une grande connaissance tactique du cyclisme et était réputé pour sa diplomatie. Le Belge Lelangue avait été coéquipier de Merckx chez Faema. Peu à peu, l’équipe devint davantage composée de coureurs et de collaborateurs belges.

En 1972, Merckx remporta de nombreuses courses : Milan–San Remo et Liège–Bastogne–Liège, et établit au Mexico le record du monde de l’heure. En 1973, il gagna héroïquement Paris–Roubaix en s’échappant à soixante kilomètres de l’arrivée devant Roger De Vlaeminck. Il remporta aussi Liège–Bastogne–Liège.

Cette année-là, il ne participa pas au Tour de France mais courut la Vuelta a España où il fut plus fort qu’Ocaña. Il remporta également le Giro avec plus de sept minutes d’avance sur Gimondi.

Cependant, cette saison fantastique se termina mal : lors du Tour de Lombardie, Merckx fut disqualifié après un contrôle antidopage positif. Il avait utilisé un sirop prescrit par le médecin de l’équipe, Angelo Cavalli.

Les années de succès continuent
En 1974, la saison commença bien pour Molteni. Joseph Bruyère remporta la classique d’ouverture flamande Omloop Het Volk. Merckx ne gagna toutefois pas les autres classiques cette année-là.

Dans les grands tours, il redevint cependant dominant. Il gagna le Giro pour la cinquième fois avec seulement douze secondes d’avance sur Gianbattista Baronchelli. La même année, il remporta aussi le Tour de France pour la cinquième fois, égalant ainsi le record de Jacques Anquetil.

Il termina la saison en beauté en devenant à nouveau champion du monde à Montréal.

Un conflit éclata avec son équipier Roger Swerts, qui souhaitait un rôle différent et un salaire plus élevé. Merckx refusa : tout le monde recevait le même salaire dans l’équipe. Swerts quitta alors Molteni à 32 ans pour devenir leader de l’équipe Ijsboerke cycling team de Rik Van Looy. L’expérience ne fut pas un succès et il revint chez Molteni deux saisons plus tard.

En 1975, le Cannibale gagna encore Milan–San Remo, Liège–Bastogne–Liège et le Tour des Flandres. Il passa près de la victoire à Paris-Roubaix, mais Roger De Vlaeminck l’emporta après que Merckx eut crevé à huit kilomètres de l’arrivée.

Lors du Tour de France, un spectateur lui donna un coup à la tête dans la montée du Puy de Dôme. Le lendemain, dans la montée vers Pra Loup, il connut une journée difficile et perdit le Tour au profit de Bernard Thévenet. Cette année-là, Merckx disputa 180 courses et tours — un nombre inhumain même pour le Cannibale de Tervuren. Ce fut le début du déclin du grand champion.

Les dernières années de Merckx
La saison suivante fut beaucoup moins bonne pour Merckx. Il réussit néanmoins encore à gagner Milan–San Remo. Son coéquipier Bruyère remporta Liège–Bastogne–Liège.

Dans les grands tours, Merckx ne parvint plus à gagner : il termina seulement huitième du Giro remporté par Felice Gimondi. Une blessure le handicapa également. Sur avis médical, il ne participa pas au Tour de France.

Le Super Prestige Pernod, qu’il avait remporté sept fois consécutivement depuis 1968, fut gagné cette année-là par son compatriote Freddy Maertens.

Le Néerlandais Cees Bal obtint encore quelques places d’honneur pour Molteni, mais il devint clair qu’Eddy Merckx était irremplaçable. Le sponsor Molteni rencontra des difficultés financières et se retira du cyclisme.

Merckx rejoignit alors l’équipe Fiat cycling team avec plusieurs de ses anciens équipiers, mais il ne retrouva jamais le niveau de ses années chez Molteni. La saison suivante fut sa dernière comme coureur professionnel avec l’équipe C&A.

En 1978, à l’âge de 33 ans, il mit fin à sa carrière. Par la suite, Merckx fonda une usine de vélos. Plusieurs de ses anciens équipiers et Robert Lelangue y reçurent un emploi.

Découvrez tous nos cyclistes miniatures de course.

Accessoires

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...